le 7 mai 2009 | Ecrit par Anne
En janvier février, nous étions à CHITTAGONG, dont le nom résonne dans l’oeuvre de Marguerite Duras…
CHITTAGONG, un son de tambour d’Asie!

le port de Chittagong-annegarde janvier 09
CHITTAGONG s’appellait autrefois TSI-TSI GONG et signifiait ” il ne faut pas faire la guerre”…
TSI-TSI-GONG
” D’ailleurs, face au clair de lune luttant contre le clair de terre, la joueuse de Chittagong, par ailleurs princesse, choisira le clair de l’eau.
Tsi-tsi-gong !
D’un seul clic clac, afin d’établir son noble territoire, elle va perdre sa boucle d’oreille et transformer la rivière en fleuve, le Karnaphuli.
A la vitesse grand V d’un capteur imbattable, voilà qu’elle sacrifie sa vie pour un éclat d’or et crée l’un des plus grands ports d’Asie!
Tsi-tsi-gong !
C’est donc la carte du génome humain, de l’ensemble même du matériel génétique que cette légende bangla nous révèle.
Croyance pérenne, elle dure toujours dans sa délicieuse gratuité et les bateliers la racontent encore en remontant le fleuve dès qu’ ils frôlent le cargo Chittagong…
Tsi-tsi-gong!
Nous désirons plus que tout retrouver le prénom de cette princesse
dont la vision durassienne hante nos nuits blanches à Chittagong.
Tsi-tsi gong!
Tsi- tsi-gong signifie” Il ne faut jamais faire la guerre”en arakanais.
Te souviendras-tu, princesse Tsi-tsi-gong, noyée pacifique du Karnaphuli en forme de boucle d’oreille, que ton nom ne pourra jamais être compatible avec la guerre? ”
Laure Vernière 1/ 03/09
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